Les récentes vagues de chaleur en France et dans le monde entier rendent difficile le fonctionnement au travail et dans la vie quotidienne. Les températures élevées affectent notre bien-être et réduisent ainsi la productivité dans l’exercice des fonctions professionnelles. Chaleur au travail : que doit fournir l’employeur sur le lieu de travail ? Vous trouverez les réponses dans l’article.

Risques liés aux fortes chaleurs

Chaque employeur doit être conscient des risques liés aux fortes chaleurs. De plus, il devrait éduquer ses employés. Lors de la préparation de l’arrivée des vagues de chaleur, informez vos salariés de tous les dangers du travail à la chaleur. 

Ceux-ci inclus une :

  • brûlure du soleil 
  • déshydratation 
  • température élevée 
  • une insolation

Qui est le plus exposé aux effets de la chaleur ?

  • personnes âgées
  • bébés et enfants
  • personnes avec les malades chroniques
  • personnes prenant des médicaments qui diminuent la thermorégulation
  • femmes enceintes
  • personnes travaillant à l’extérieur pendant les heures les plus chaudes de la journée

Chaleur au travail – obligations de l’employeur

En France, la loi impose à l’employeur d’assurer au salarié des conditions de travail adaptées. Cependant, aucune réglementation ne définit les températures maximales auxquelles vous pouvez travailler. Néanmoins, l’employeur est tenu de prendre certaines mesures pour adapter l’environnement de travail aux conditions, c’est-à-dire des températures élevées sur le lieu de travail. 

Alors, quelles sont les obligations de l’employeur dans cette situation ?

  1. Adaptation technique du lieu de travail aux hautes températures et contrôle du bon fonctionnement 
  • l’air doit être renouvelé de façon à éviter les élévations exagérées de température (article R. 4222-1 du code du travail) ;
  • protéger le bureau contre le chauffage (par exemple en installant des volets roulants aux fenêtres ou stores extérieurs ) ;
  • équipement du lieu de travail de climatisation /  ventilateurs d’appoint / brumisateurs d’eau minérale (toutefois, cela dépend du bon volonté de l’employeur).
  1. Mise en place d’une information adaptée aux risques liés aux fortes chaleurs
  • afficher au lieu de travail des informations / informer les salariés des risques, moyens de prévention, symptômes propres à l’insolation et premier secours ;
  • encourager les employés à se surveiller les uns les autres pour détecter d’éventuels symptômes d’insolation.
  1. Changement dans l’organisation du travail

Si l’on s’aperçoit que travailler à haute température affecte le bien-être des salariés et réduit leur productivité, l’organisation du travail peut être modifiée. Cela améliorera le confort et facilitera l’exercice des fonctions officielles. 

Que pouvez-vous faire ?

  • modifier les horaires de travail ( par exemple : raccourcir la journée de travail ou commencer à travailler le matin lorsque la température est plus basse ; abandonner les équipes de l’après-midi) ;
  • introduire des pauses supplémentaires ou plus longues dans le travail (si possible, elles doivent avoir lieu dans une salle climatisée) ;
  • si possible, passer au travail à distance ou adapter l’organisation du travail à l’activité.
  1. Mise à disposition de l’eau potable et fraîche sur le lieu de travail

L’employeur est tenu de fournir gratuitement aux salariés de l’eau potable à volonté enrichie en sels minéraux (article R. 4225-2 du code du travail).

Chaleur au travail – travailleurs occupant des postes de travail en extérieur

Les ouvriers du bâtiment, les jardiniers, les agriculteurs, etc. Tous les travailleurs occupant des postes de travail en extérieur devraient bénéficier de conditions particulières en période de canicule. 

Voici les règlements les plus importantes concernant leur travail :

  • Aménagement des postes de travail de manière à ce que les employés soient protégés contre les intempéries, telles que les températures élevées (article R. 4225-1 du code du travail) ;
  • Mise à disposition de 3 litres d’eau potable par jour pour chaque travailleur + de l’eau pour se laver (article R. 4534-143 du code du travail) ;
  • Fournir un endroit où les employés peuvent se réfugier des intempéries, permettant leur accueil dans des conditions préservant leur sécurité (article R. 4534-142-1 du code du travail).

Vous pouvez trouver les dernières informations concernant le chaleur au travail sur ce lien : 

INSTRUCTION N° DGT/CT1/2022/159 du 31 mai 2022 relative à la gestion des vagues de chaleur en 2022

Chaleur au travail – quelle est la situation dans les autres pays européens ?

Dans d’autres pays, la gestion de la chaleur au travail est très similaire. Il est de la responsabilité de l’employeur de fournir des boissons et des conditions adéquates sur le lieu de travail. Il est également courant d’introduire des horaires de travail flexibles à des températures élevées.

De plus, en Grande-Bretagne, il est prévu de réduire le caractère restrictif des règles liées au respect du code vestimentaire formel – la priorité étant le confort et la sécurité de l’employé. 

En Allemagne, lorsqu’un employeur n’est pas en mesure de maintenir la température en dessous de 35°C sur le lieu de travail, il doit renvoyer les salariés chez eux. Et si un employé souhaite connecter un ventilateur privé, il doit demander l’autorisation préalable à son superviseur. L’utilisation non autorisée des ressources énergétiques de l’entreprise n’est pas la bienvenue.

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